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  • PROJECTION DEBAT : L’EMPIRE DE L’OR ROUGE
    15:00 -17:00
    2018.11.17

    Cette année EquiTerre France participe au Festival du film AlimenTerre et vous propose une projection débat autour du film : « L’empire de l’or rouge » .

    Venez découvrir les dessous des cartes de la filière d’un produit de large consommation qu’est la tomate et venez échanger avec nos intervenants sur les solutions que nous pouvons adopter au quotidien!

    Événement gratuit.

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Le plastique, est-ce vraiment fantastique?

Couverts, assiettes, pailles en plastique, cotons tiges, tous ces objets font parti du quotidien. Très pratiques a priori, ils sont de véritables bombes à retardement car ils représentent plus de 70% des déchets marins en Méditerranée.

Le plastique, fléau du XXIème siècle

Le rapport intitulé : « Pollution plastique en Méditarranée, sortons du piège ! » publié le 8 juin 2018 par le WWF alarme sur le destin de la Méditerranée. La mer située entre Europe et Afrique serait la plus polluée au monde. Elle est entourée par l’Europe et l’Afrique et par conséquent elle est véritablement enclavée. Si rien ne change, la « mer du milieu » se transformera en « mer de plastique ».

La surconsommation de plastique est une menace importante car elle met en danger la chaîne alimentaire.  Avec d’autres facteurs tels que l’émission de gaz à effet de serre, l’agriculture intensive…contribue à la fragilisation et la disparition de la biodiversité.  Aussi, au bout de la chaîne alimentaire c’est également l’Homme qui est en danger : notamment avec les micro-plastiques. Dans l’eau, le plastique se fragmente petit à petit en morceaux quasi invisibles à l’œil nu mais ces petites pièces de plastique sont ingérées par les animaux marins et finissent dans notre organisme lorsque nous consommons du poisson.

Le poisson sera-t-il un jour remplacé par des bouteilles en plastique comme le montre la publicité espagnole ci-dessous?

Source: capture d’écran d’une vidéo de Loopsider

Projet de directive Européenne pour réduire les déchets plastique à usage unique

Avec la « stratégie plastique » publiée le 16 janvier 2018 la Commission Européenne avait annoncé vouloir « réduire au minimum les déchets plastique à la source », avec une attention particulière pour les déchets plastiques polluant les océans.  Le 28 mai 2018 la Commission Européenne continue sur cette ligne et  a présenté un projet de directive sur la réduction de l’impact de certains produits plastique sur l’environnement. En particuliers, le texte  « cible les dix produits en plastique à usage unique les plus présents sur les plages et dans les mers européennes, ainsi que les engins de pêche perdus ou abandonnés ». 

Des avancées ont lieu sur la lutte à l’utilisation des sacs plastiques légers anciennement utilisés pour les courses.

Le projet de directive s’attaque à la fois à la réduction des déchets à la source et au recyclage, il s’agit d’une grande première. Elle prévoit, entre autre, l’interdiction de cinq produits plastique à usage unique : cotons-tiges en plastique, couverts, assiettes, pailles, mélangeurs de cocktails et tiges de ballons pour qu’ils soient remplacés par des produits avec réalisés avec des matériaux plus durables. Le système de consigne est également cité.

Sa mise en application devrait voir le jour en 2021.

Une vie sans plastique en pratique

Coté science, en fin 2016 des chercheurs japonais ont découvert  « Ideonella sakaiensis » une bactérie qui est en mesure de biodégrader et de consommer le PET (polyéthylène téréphtalate), l’un des plastiques les plus polluants et les plus difficiles à recycler.  

Ensuite, le 24 avril 2017 Federica Bertocchini, biologiste chercheuse au Conseil national de recherches espagnol (CSIC),  a découvert lors de son étude publié dans  Current Biologist que les vers de cire (Galleria mellonella), capables eux aussi de manger et biodégrader le polyéthylène. Bien qu’il s’agissent d’importantes découvertes, il faut garder à l’esprit que nous sommes loin d’avoir résolu le problème de la pollution liée au plastique,  car il faut tout de même 100 vers de cire et 12h pour détruire 92 grammes de plastique alors qu’en face 250 kilos de plastique sont rejetés dans les océans chaque seconde.

Plus à notre échelle, il existent aujourd’hui de nombreuses alternatives au plastique.

La première des solutions pour éviter que les petits objets en plastique polluent notre environnement est de ne pas les utiliser.

Il n’est pas nécessaire de renoncer au confort pour laisser une planète en meilleure santé à nos enfants. Depuis quelques années on assiste à  une prise de conscience générale de la part des consommateurs de plus en plus sensibles à l’impact de leur consommation sur l’environnement.  En particuliers on a assisté à un développement croissant du mouvement Zéro déchets qui vise à réduire au maximum les déchets du quotidien.

Source photo : www.hrimag.com

Source photo : www.hrimag.com

Voici quelques exemples pratiques : vous voulez faire un pique-nique et vous ne pouvez pas amener votre belle vaisselle en porcelaine ou en arcopal? Vous pouvez utiliser du plastique réutilisable  ou de la vaisselle compostable au lieu du plastique jetable. Autre exemple avec les cocktails. Vous adorez boire votre cocktail à la paille comme un grand enfant? Eh bien figurez-vous que les pailles réutilisables existent. En amidon biodégradable, en bambou, en verre ou en inox elles seront vos nouvelles meilleures amies.

EquiTerre s’engage pour la réduction des déchets plastiques

EquiTerre France est depuis longtemps engagée dans des actions de protection de l’environnement et en particulier sur la réduction des déchets à la source. En ce sens, notre association propose des animations de sensibilisation lors d’éventements destinés au grand public et organise actuellement des ateliers Do It Yourself afin de montrer comment il possible aujourd’hui de consommer de manière éco-responsables au quotidien en éliminant le plastique de notre quotidien ainsi que des Equi’Troc Party pour favoriser le réemploi des ressources et éviter que des objets encore en bon état se transforment en déchets.

En parallèle nos bénévoles travaillent actuellement à la mise en place du projet d’ouverture d’un lieu de consommation responsable à Clermont Ferrand. Dans ce lieu, le zéro déchet aura une place importante puisque nous proposerons un espace dédié à l’économie circulaire et au vrac.

 

Déborah Adoh et Elisa D’Anna

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Zoom sur le glyphosate!

Le glyphosate est au coeur de nombreuses controverses au niveau français et mondial, mais savons-nous vraiment ce que c’est et pourquoi fait il tant parler de lui?

Le glyposate c’est quoi?

Apparu dans les années ’70, le glyphosate est un désherbant parmi le plus utilisé au monde. Il a été commercialisé pour la première fois sous la forme du Roundup  par l’entreprise multinationale  Monsanto.

« Seul, il est peu efficace, mais les industriels y ajoutent des produits chimiques pour le rendre plus actif et faciliter son absorption par les plantes. La molécule pénètre par les feuilles et se diffuse jusqu’aux racines. Il s’agit-là d’un herbicide total, autrement dit, il tue toutes les plantes sans distinction – excepté celles génétiquement modifiées pour lui résister » (cit LCI 27 novembre 2017).   Il s’agit donc d’un produit de synthèse qui ne fait pas de distinction entre les plantes et qui représente ainsi un réel danger pour la biodiversité.

Il s’agit de l’herbicide parmi les plus utilisés au monde autant dans le domaine agricole que dans le domaine privé (jardins, espaces publics).

Credit Photo : L’EXPRESS

Pourquoi le glyphosate est-il si largement utilisé? 

Ce type de produits est très attractif car il s’agit d’un herbicide total très efficace qui permet aux agriculteurs de réduire leurs coûts de main d’oeuvre pour le désherbage et donc de baisser le coût de revient. Dans certaines cultures comme le colza, le mais ou le tournesol le glyphosate est également utilisé pour le processus dessiccation (processus de séchage des plantes).

CREDIT PHOTO RTL

De plus, si : « il est utilisé en faible quantité et une seule fois par an pour nettoyer un champ avant semis, permet une agriculture dite de « conservation des sols », c’est-à-dire sans labour : une sorte de « troisième voie agricole » permettant de régénérer les sols en matière organique. « (cit Science et avenir 16 aout 2018).

Enfin, le glyphosate possède une caractéristique très séduisante : il est « inactivée au sol », c’est à dire qu’il est possible de replanter très peu de temps après la pulvérisation car elle ne s’attaque qu’aux plantes, ce qui permet donc aux agriculteurs de ne pas devoir attendre des délais trop long pour semer ou planter à nouveau.

Le glyphosate permet donc aux agriculteurs d’économiser du temps, de l’argent et des ressources car il est grandement efficace et simple à manier.

Pourquoi le glyphosate fait-il polémique? 

En 2015, le Centre International de Recherches sur le Cancer (CIRC)* a classé  le glyphosate comme « probablement cancérogène » pour les humains. Dans son étude Etude détaillée CIRC publiée en fin juillet 2015, le CIRC apportait des preuves sur le lien entre l’exposition au glyphosate et le développement de cancers tels que le lymphome non hodgkinien (cancer du sang rare) et le cancer du poumon.

Cependant, malgré le « principe de précaution », qui caractérise la législation européenne dans l’intérêt des citoyens, faute d’un consensus entre les Etats membres de l’UE,  celle-ci a prolongé l’autorisation du glyphosate (qui arrivait à expiration le 30 juin 2016) jusqu’à fin de l’année 2017.

A partir de ce moment les polémiques se sont suivies autour de la question du glyphosate, de sa commercialisation et des conflits d’intérêt entre politique, communauté scientifique et la multinationale leader sur le marché.

L’objectivité de l’Agence Européenne pour la Sécurité Alimentaire et d’autres organismes réglementaires (EPA aux Etats-Unis, EFSA et ECHA en Europe) qui devaient évaluer la dangerosité du produits contenant du glyphosate avant et après sa mise sur le marché ont été remise en cause. On les accuse notamment de ne pas avoir effectué leurs propres études afin d’évaluer la dangerosité mais de s’être basées sur les données fournies par Monsanto.

L’enquête Monsato Paper réalisée par Le Monde,  dénonce la stratégie du « ghost-writing » ( de l’anglais : écriture fantôme) par Monsanto suite à la publication de l’étude du CIRC.  Concrètement : l’entreprise aurait rémunéré des scientifiques pour qu’ils signent des études (réalisées par des scientifiques employés par Monsanto) démontrant que le glyphosate n’est pas cancérigène.

Et en France?

En 1991 la MSA (la sécurité sociale agricole) a mis en place le dispositif Phyt’attitude Composé par une équipe de médecins du travail, de conseillers en prévention et d’experts toxicologues il a l’objectif de recenser (sur base de la déclaration volontaire) et d’analyser les informations sur les déclaration d’accidents ayant eu lieu lors de l’utilisation professionnelle de produits phytosanitaires. Grâce à ce dispositif la MSA peut ensuite mettre en place des actions de préventions autour de la manipulation de produits phytosanitaires. Ce dispositif s’adresse à la fois aux agriculteurs mais également aux agents travaillant dans les espaces verts et les jardins.

En novembre 2017, la MSA reconnait que l’usage de produits phytosanitaires ést responsable de « 2 % » des maladies professionnelles des agriculteurs.

Il reste cependant peu d’informations publiques à ce sujet.

Qu’en est-il actuellement sur le glyphosate?

En novembre 2017, la Commission européenne (qui souhaitait au départ renouveler l’autorisation du glyphosate en Europe pour 10 ans) a reconduit l’autorisation pour 5 ans. Emmanuel Macron a alors déclaré vouloir retirer le glyphosate dans l’espace de 3 ans (en 2020).

Un véritable tournant en terme de jurisprudence a été représenté par l’affaire Dewayne Johnson contre Monsanto du 10 aout 2018. La justice américaine condamne pour la première fois la multinationale Monsanto à verser 250 millions de dollars à l’ex jardinier malade, plus 39 millions de dommages et intérêts.  Selon le jury l’exposition régulière au roundup et à sa version professionnelle « ranger pro » (et donc le glyphosate qui les compose en grande majorité) est à l’origine du cancer lymphatique contracté par le plaignant.  Bien que le dernier mot ne soit pas dit car la multinationale a fait appel de la décision, ce verdict est un événement très important car il va faire jurisprudence aux Etats-Unis où environ 5000 sont déposées contre les produits contenant du glyphosate.

Quelles alternatives au glyphosate?

Les herbicides au glyphosate n’existaient pas ou très peu avant les années ’70, il existe un savoir-faire ancestral dans le domaine agricole qui a été endommagé par l’arrivée de l’industrialisation et l’agriculture intensive. S’il est vrai que l’interdiction de l’utilisation du glyphosate ramènerait des conditions de travail plus dures pour les agriculteurs, il est donc évident que les plus touchés seraient les grandes et moyennes exploitations.

Si un produit ayant un résultat équivalent au glyphosate (et qui ne produise pas les même effets négatifs de celui-ci) n’existe pas, aujourd’hui il existe cependant des alternatives bien connues par les petits agriculteurs et les agriculteurs en biologique, en voici quelques unes :

  • les désherbants biologiques, bien que pas nombreux.  Aujourd’hui l’entreprise française Osmobio a développé un désherbant à base de plantes non nocifs pour la santé humaine et l’environnement et est en processus de test afin de pouvoir commercialiser son produit.
  • les méthodes préventives : couvrir les sols pour étouffer les mauvaises herbes . Cela peut être fait avec le paillage, du carton, du bois broyé ou de foin. Les mauvaises herbes n’ayant que très peu accès à l’air et à la lumière ne pourront se développer (de plus cette technique permet de garder l’humidité du sol et de limiter l’arrosage des plants). Enfin en se décomposant le paillage apporte du nutriment à la terre.
  • le faux semis (la préparation des champs plusieurs semaines avant le semis pour permettre aux mauvaises herbes de germer, et les éliminer mécaniquement avant d’ensemencer réellement)
  • le désherbage thermique avec de l’eau chaude ou de la vapeur

 

Que peut on faire pour éviter d’utiliser des produits à base de glyphosate dans notre jardin 

La chose la plus simple à faire est de passer un petit moment en famille ou entre amis à arracher à la main les herbes indésirables (qui peuvent être utilisées parfois en cuisine comme par exemple les pissenlits qui peuvent être consommés en salade ou pour réaliser des produits cosmétiques ou ménagers maison comme par exemple le lierre pour fabriquer de la lessive écologique).

Nous pouvons également recourir à des recettes à base d’ingrédients naturels (bicarbonate de soude, vinaigre blanc…).

Il s’agit surtout là de redécouvrir le plaisir de retrouver le contact à la terre et d’apprendre les innombrables vertus et utilisation des herbes sauvages (trop souvent catalogués comme mauvaises herbes d’un point de vue esthétique ).

EquiTerre France et le glyphosate?

EquiTerre France agit d’une manière plus globale à la sensibilisation à une agriculture plus responsable en menant des actions visant à sensibiliser le public à l’importance de s’approvisionner auprès de producteurs locaux et utilisant des moyens de production les plus éco-responsables et équitables possibles.

Notre association vise également à soutenir ces producteurs afin de leur permettre de se développer et pouvoir vivre dignement de leur travail. En particulier l’ouverture d’une Ruche qui dit Oui! à Chamalières (actuellement en pause) nous a permis d’épauler de nombreux producteurs locaux engagés dans l’agriculture responsable.

Les méthodes de désherbages sans glyphosate pourront également être intégrés dans notre programme d’atelier DIY afin de sensibiliser et d’accompagner les particuliers à se passer de ce type de produits.

Enfin, l’action de sensibilisation et d’accompagnement prendra d’avantage forme lors de l’ouverture du lieu de consommation responsable à Clermont Ferrand.

 

*Le CIRC est une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

Elisa D’Anna
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NORME ISO 16 128 : en route vers le faux bio?

Aujourd’hui, le consommateur est de plus en plus soucieux de ce qu’il consomme. Ainsi, le marché de la cosmétique naturelle et biologique a vu dans les dernières années une réelle et rapide expansion. Le potentiel de ce marché ainsi que les enjeux liés à son développement ont poussé l’Europe a travailler à la création d’une norme internationale  sur le domaine de la cosmétique bio et naturelle visant à « harmoniser les règles pour tous les pays ».

Norme ISO : Késako?

Tel que définit par Actu Environnement : L’ISO – International Organization for Standardization (Organisation internationale de normalisation), est une organisation non gouvernementale où des groupes d’experts développent des normes internationales qui visent à assurer la qualité et la fiabilité des produits. L’ISO définit les caractéristiques requises mais n’effectue pas de certifications qui doivent, elles être fournies aux entreprises par des organismes spécialisés.

Pourquoi la norme ISO 16 128 fait tant parler d’elle? 

Approuvée en fin 2017, l’ISO 16 128 : la norme internationale sur la cosmétique est entrée en application en début d’année. Celle-ci a pour objectif définir ce qu’est un cosmétique biologique et naturel.

« Bonne nouvelle! » Vous direz-vous « il sera plus facile d’y voir clair! »

Le problème est que celle-ci baisse de manière très importante les standards de la cosmétique bio pré-existants : en effet, cette nouvelle norme permet à des ingrédients, jusque là bannit de la cosmétique comme les  bio de pouvoir y figurer.

Crédit photo : les Naturalistas

En effet en 2017,  pour bénéficier d’un label bio, le produit devait répondre à un cahier des charges COSMOS ( téléchargez le communiqué de presse sur le LABEL COSMOS_ORGANIC_ECOCERT_CP_2016) avec des critères tels que la présence de 95 à 100% d’ingrédients d’origine naturelle, d’au moins 20% de bio sur le  total des ingrédients ou encore de 95% de bio sur le total des ingrédients végétaux. Bien que ce cahier des charge ait été défendu par Cosmébio et Ecocert, qui ont participé au groupe de travail, celui-ci n’a pas été retenu. En effet, la présence importante de grandes marques de cosmétiques conventionnelles a ré-ouvert le débat sur les critères d’attribution du label « bio ».

Qu’est ce que cela implique concrètement pour le consommateur?

La réaction des associations et professionnels de la cosmétique ne sont pas faites attendre :  « Il s’agit purement et simplement d’une tromperie pour les consommateurs » s’énerve le président de Cosmébio, Romain Ruth, qui représente 350 entreprises de la parfumerie et du soin du corps naturel et bio.

Crédit photo : les naturalistas

Bien qu’il s’agisse d’une pratique diffusée dans le marketing, le greenwashing sort renforcé par la norme ISO 16 1280 qui favorise cette pratique.  Si les entreprises ne pourront librement apporter la mention « bio » sur leur produits sans avoir obtenu le label bio, il est indéniable que cette norme favorise la confusion chez le consommateur. Ainsi, il va être plus difficile pour celui-ci  d’identifier et différencier un produit cosmétique naturel et biologique par rapport à un produit cosmétique issus d’une production conventionnelle. L’enjeu est de taille car à présent le label bio permettra aux entreprises cosmétiques d’inclure dans les ingrédients des composants de synthèses ou des composants tels que les parabens, des OGM, des substances animales ou encore du silicone en petite quantité. Or, de nombreux composants parmi ceux cités plus hauts sont pointées du doigt comme étant dangereuses pour la santé humaine.

Crédit photo : Le parisien

Comment consommer responsable dans tout ça?

La règle d’or reste toujours la même : lire attentivement les étiquettes et s’informer pour pouvoir les décrypter en reconnaissant les composants du produit.

Aussi, il est possible de faire confiance aux labels et aux certification existants comme Cosmebio, Cosmos, Ecocert, BDIH, Soit Association, Nature et Progrès et bien d’autres.

Encore acheter ses produits dans les magasins bio qui permettent d’accéder à des produits de petits producteurs locaux voir d’échanger avec eux sur les marchés pour en savoir plus sur leur démarche.

De nombreuses associations œuvrent en ce sens et développent des outils pour apprendre à reconnaître les composants à éviter pour avoir un produit réellement sain et naturel.

Et EquiTerre France dans tout ça?

Comme d’autres associations, EquiTerre France agis à travers des actions de sensibilisation afin d’apporter au consommateur des clés de décryptage utile et d’action au quotidien en faveur de la consommation responsable. C’est le cas notamment lors des ateliers DIY qui visent, entre autre, à donner des repères aux participants sur comment reconnaître les composants néfastes pour la santé et l’environnement et comment faire pour accéder à des produits réellement responsables.

 

 

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CLERMONT INNOVATION WEEK 2018 : LA VIDEO!

Grâce au travail acharné et professionnel de super bénévole Léa Della Zanna nous avons le plaisir de vous présenter la vidéo qui résume notre journée de lancement officiel du projet d’ouverture d’un lieu de consommation responsable à Clermont Ferrand en partenariat avec la coopérative Cresna et le Secours Catholique Auvergne!

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APPEL A SOUTIEN APPEL A PROJET VALTOM 63

Nous avons le plaisir de vous annoncer que le volet « Programmation itinérante d’événements de sensibilisation » de notre projet du lieu alternatif est en course pour recevoir un financement du VALTOM!

Après avoir passé la première phase de sélection de l’appel à projet « Système D » nous devons à présent remporter un maximum de votes du public pour pouvoir accéder à la phase finale du concours et défendre notre projet devant une commission.

Le financement nous permettrait d’apporter les actions de sensibilisation au plus près habitants clermontois et de sa couronne ainsi que de les rendre plus accessibles financièrement aux usagers.
Nous comptons sur vous car chaque vote compte et nous ne pourrons réussir sans votre soutiens! Seuls les quatre premiers projets ayant reçu le plus de vote pourront accéder à la phase finale.  Pour nous aider cliquez sur le lien suivant et votez pour notre projet :

Et le projet vous tiens à coeur, après avoir voté partagez autour de vous ce message en invitant tous vos amis et contacts à voter pour nous soutenir!

Un geste simple et à la portée de TOUS CEUX AYANT une connexion internet  pour agir concrètement en faveur de la consommation responsable!

Merci d’avance à tous c’est parti!!

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La quinzaine du commerce équitable : une chance pour tous

Depuis 2001 la quinzaine du commerce équitable est devenu un rdv annuel incontournable.  Cette année elle aura lieu du 12 au 27 mai 2018. Cet événement de portée national a pour objectif de sensibiliser le public aux enjeux de la solidarité internationale et de la consommation responsable. Cette année l’accent est mis sur l’égalité homme-femme avec le thème : « un prix juste pour tous… et toutes ».

Pendant deux semaines de nombreux acteurs du commerce équitable vont proposer des animations et événements afin d’apporter au grand public des alternatives responsable et solidaires quant aux choix de consommation, afin de construire un avenir plus respectueux et un monde plus juste à laisser à nos enfants.

Le commerce équitable, c’est quoi?

L’article 94 de la loi du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire donne une définition du commerce équitable :

« Le commerce équitable a pour objet d’assurer le progrès économique et social des travailleurs en situation de désavantage économique du fait de leur précarité, de leur rémunération et de leur qualification, organisés au sein de structures à la gouvernance démocratique, au moyen de relations commerciales avec un acheteur, qui satisfont aux conditions suivantes :

  • Un engagement entre les parties au contrat sur une durée permettant de limiter l’impact des aléas économiques subis par ces travailleurs, qui ne peut être inférieure à trois ans.
  • Le paiement par l’acheteur d’un prix rémunérateur pour les travailleurs, établi sur la base d’une identification des coûts de production et d’une négociation équilibrée entre les parties au contrat.
  • L’octroi par l’acheteur d’un montant supplémentaire obligatoire destiné aux projets collectifs, en complément du prix d’achat ou intégré dans le prix, visant à renforcer les capacités et l’autonomisation des travailleurs et de leur organisation.
  • Chaque entreprise intervenant dans ces filières est en mesure de produire des informations relatives à la traçabilité des produits.Les entreprises faisant publiquement état de leur appartenance au commerce équitable participent à des actions de sensibilisation et d’éducation à des modes de production et de consommation socialement et écologiquement durables. »

Crédit photo Alterethic

Le commerce équitable vise à mettre en place un modèle économique plus juste qui puisse réduire les inégalités engendrés par le commerce conventionnel en garantissant une juste rémunération au producteur pour le travail effectué. Au delà de l’aspect économique du revenu du producteur, le commerce équitable vise également à introduire une démarche de  démocratie participative en impliquant les producteurs dans le processus décisionnel de l’entreprise ainsi qu’à introduire une notion de développement durable dans le mode de production.

Le commerce équitable comment ?

Le commerce équitable est apparu au milieu des années 40 aux Etats Unis avec l’apparition d’associations qui mettent en place des actions commerciales directement avec les producteurs pauvres issus de pays du Sud.

Le mouvement arrive ensuite en Europe dans les années 50 avec des associations comme OXFAM.

Un véritable tournant a lieu en 1964 avec la première reconnaissance internationale de ce que deviendra par la suite le  “commerce équitable” lors de la Conférences des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED). C’est là que le célèbre slogan “Trade, not Aid” (“Du commerce, pas de l’aide”) sera forgé et par la suite repris par des associations pour expliquer leur vision qui vise à rompre avec la logique d’assistance et de coopération classique (cit Artisans du Monde).

Naissent par la suite des grandes associations comme Artisans du Monde qui deviendra une des références du commerce équitable en France.  Pendant les années 80 le mouvement de développent et naissent les premières « centrales d’achat » comme Solidar’Monde.

En 1988, naît e premier  label de commerce équitable avec la création de l’association Max Havelaar. Le commerce équitable se structure et en 1989 naît une organisation mondiale du commerce équitable la WFTO (World Fair Trade Organisation).

Pendant les années 90, le commerce équitable se développe et se vulgarise à travers des systèmes de distribution spécialisés (boutiques associatives, magasins bio…) et certains produits équitables font leur apparition au sein des grandes surfaces.

Aujourd’hui, les produits du commerce équitable sont accessibles facilement au grand public car ils sont présents dans la grande majorité des circuits de distribution.

De plus, bien qu’originairement née pour soutenir les producteurs des pays du sud (commerce équitable Nord-Sud), une nouvelle dimension du commerce équitable apparaît : le commerce équitable Nord-Nord. En effet, suite aux nombreuses crises financières internationales, des mouvements de soutiens aux petits producteurs des pays du Nord, eux aussi touchés par les inégalités engendrés par les mécanismes du commerce international conventionnel, apparaissent. On assiste ainsi à une grande vague de soutient aux produits et producteurs locaux tant de la part des associations que de la part des institutions publiques afin de soutenir l’économie nationale des pays du nord.

Néanmoins, il demeure une certaine confusion sur la notion de commerce équitable et une réelle difficulté d’accès à ce type de produits qui sont en moyenne plus chers que les produits conventionnels.

Le commerce équitable pourquoi?

  • Soutiens aux petits producteurs et égalité homme-femme

Acheter des produits issus du commerce équitable contribue à remettre l’humain au cœur des échanges en permettant aux petits producteurs de sortir de la pauvreté et de faire face au système du commerce conventionnel. Il permet également de soutenir le travail des femmes souvent à la tête de projets entrepreneuriaux qui leur permet une réelle émancipation.  Enfin, une partie de la richesse étant souvent reversé à la communauté, le commerce équitable permet également de soutenir un processus vertueux d’émancipation et de possibilité d’accès à l’éducation des enfants de ces communautés.

  • Création d’emplois

Le commerce équitable a contribué et continue de travailler afin d’arriver à un réel changement de mentalité quant à la notion d’aide au développement apporté aux pays du Sud. Ceci afin de permettre une réelle émancipation des populations, en dépassant la notion d’assistanat, en leur permettant de devenir acteurs de leur développement via une activité rémunérée et à laquelle ils participent activement à tous les niveaux.

  • Freiner l’exode rural

Grace à la création d’emploi local et son soutien, ainsi qu’au développement de conditions sociales favorables, le commerce équitable va permettre de freiner l’exode rural et favoriser un développement local plus global.

  • Préservation des ressources naturelles et la biodiversité

Le commerce équitable et les organisations qui le supportent visent à favoriser l’utilisation de méthodes de production écologiques et durables à travers par exemple un soutien financier aux coopératives et aux paysans qui se convertissent au bio.

Le commerce équitable, comment s’y retrouver?

Le commerce équitable, qui est née avec les produits alimentaires, touche aujourd’hui de nombreuses autres sphères comme l’artisanat, le textile, la cosmétique et le tourisme.

Ainsi, pour se donner un cadre et permettre au consommateur de se repérer les acteurs du commerce équitable ont mis en place des labels. Ces derniers (comme pour tous les labels) ont des cahiers des charges précis et certains sont plus strictes que d’autres.

 

Vous pouvez télécharger ici le mini guide des labels du commerce équitable.

Retrouvez les événements organisés près de chez vous lors de la quinzaine du commerce équitable 2018 en cliquant ici!

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[CLERMONT FERRAND] Clermont Innovation Week, ils parlent de nous!

Un grand merci à :

Le journal La montagne pour ce bel article paru le jeudi 26 avril! 

ainsi qu’à la Radio Chérie FM pour cette interview passée le jeudi 26 avril à 7h!

et à la radio RCF pour cette interview passée le jeudi 26 avril!

20180426 Equiterre présente son projet de lieu de vie collaboratif

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[CLERMONT FERRAND] : Clermont Innovation Week retour en images!

La semaine a été riche pour les bénévoles d’EquiTerre France car deux rdv importants ont eu lieu pour notre association pendant la Clermont Innovation Week.

 

Mercredi 25 avril nous avons eu le plaisir de présenter notre projet d’ouverture d’un lieu de consommation responsable à Clermont Ferrand et d’annoncer le lancement officiel de la programmation d’événements et ateliers en itinérance auprès d’un public de professionnels du secteur public, privé et de l’ESS.

Notre projet de lieu s’élargit : en plus des trois espaces de départ

  • Espace de convivialité
  • Espace d’économie circulaire
  • Espace de vente

notre futur lieu accueillera un espace « Bien-être » constitué par une permanence des professionnels du réseau de la Coloc’Equilibre. Un cinquième espace  » Epicerie solidaire est en cours d’étude de faisabilité du coté du Secours Catholique.

Cette matinée a été également l’occasion d’annoncer publiquement la mise en place du partenariat avec la coopérative Cresna et le Secours Catholique Auvergne, la signature d’une convention de partenariat pour formaliser le partenariat aura lieu dans les prochains mois.

Après la présentation un temps de travail collectif a eu lieu afin de continuer à co-construire le futur lieu avec les participants à la matinée. Un temps enrichissant qui a regroupé des personnes aux horizons différents et qui a permis à plein d’idées constructives d’émerger pour étoffer notre travail, un grand merci aux participants!

 

Le lancement des ateliers en itinérance, dans l’attente de trouver et aménager

notre futur lieu, a démarré l’après-midi avec un mini-village d’animations et ateliers ludiques en lien avec la consommation responsable. EquiTerre France a proposé un atelier DIY (faire soi-même) pour apprendre à fabriquer une alternative écologique au papier film étirable et le papier d’aluminium. Les participants ont pu réaliser sur place leur Bee Wrap et le ramener chez eux pour démarrer ou continuer dans une démarche visant à réduire leurs déchets en cuisine.

 

Le samedi 28 avril EquiTerre France était à nouveau dans les starting blocks pour proposer atelier DIY (dans le cadre du partenariat sur le projet Bebé Epicé porté par la coopérative Cresna) visant à sensibiliser les tous petits et leurs parents à une consommation responsable via des activités ludiques éco-responsables.

Ainsi, nos bénévoles ont proposé aux participants d’apprendre à réaliser une peinture à doigts éco-responsable et comestible.  L’après midi a été coloré et souriant sur notre stand! 🙂

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EquiTerre France candidate aux ANEDD 2018

Suite à notre rencontre avec les étudiants du TSA  en février, EquiTerre a déposé un dossier de candidature pour les Assises Nationales Etudiantes du Développement Durable organisé par la Toulouse Business School.

Le rdv annuel d’envergure national, touche à sa 12ème édition et le projet de création d’un lieu de vie circulaire,  social, solidaire et durable porté par EquiTerre France en partenariat avec la coopérative CRESNA a retenu l’attention des organisateurs. Nous avons été pré-sélectionnés parmi les 6 lauréats admis à présenter le projet devant le jury le jeudi 5 avril!

La compétition a été rude car tous les projets présentés présentaient des alternatives innovantes et passionnantes. Malheureusement notre projet n’a pas remporté de prix mais cette expérience a été riche d’enseignements pour nous et nous a permis d’échanger avec un public intéressé et curieux ce qui nous permet de continuer à le construire de manière collaborative.

Un grand merci et bravo aux étudiants à la base de l’organisation de cette superbe journée riche en échanges et contenu autour du développement durable!

 

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